Dans les coulisses d’un site Internet

dans les coulisses d'un site internet

22 juin 2020. Mise en ligne de www.talanta-rh.com. Une nouvelle mission se termine. Un nouveau projet commence pour mon client, Claude Fruchart, président de Talanta-RH. Car la création d’un site Internet est le début d’une belle aventure qu’il convient de faire vivre ! Retour d’expérience et révélation de 5 points essentiels si vous aussi vous voulez créer votre site Internet.

1. Écouter

Matériel dont vous aurez besoin :

 

👂 deux oreilles : pour écouter les besoins de votre clients, ses craintes, ses questions…

👌 deux mains pour prendre des notes : garder une trace, écrire un relevé de décisions, repérer déjà des mots clefs…

👀 une paire d’yeux (1 œil peut suffire s’il est parfaitement aiguisé !) : pour percevoir ce que le client ne dit pas forcément

🧠 un cerveau pour comprendre

🧡 un cœur : pour ressentir des doutes, des craintes, des envies. Capter des émotions qui aideront aussi dans la conception et l’écriture du site. Car un site Internet véhicule à la fois des informations et des émotions !

👄une bouche : pour poser des questions, reformuler…

A priori, à la portée de tous ! Eh bien croyez-moi, pas vraiment. Car à ce stade, les premières difficultés peuvent apparaître. Difficulté à formuler ses véritables besoins, confusion entre enjeux et des objectifs, incertitudes…Mon rôle : rassurer, comprendre avant de proposer, lever les obstacles à la bonne conduite du projet, être pédagogue et transparente.

2. Écrire un cahier des charges

La qualité du cahier des charges résulte de la qualité d’écoute. Certains clients n’ont pas de cahier des charges. D’autres en ont un très précis…dans la tête mais sans aucune trace écrite ! Les plus avancés ont rédigé leur cahier des charges. Bravo ! C’est une étape de gagnée qui peut faire gagner du temps. À condition toutefois que ce soit… un cahier des charges ! En effet, beaucoup confondent brief et cahier des charges de site Internet. Explication !

Le brief agence

Le brief est la formulation d’une demande client, plus ou moins précise, permettant de poser le cadre du projet, d’exprimer les besoins et attentes concernant l’agence ou le prestataire sollicité.  Parfois il n’y a pas de budget précis et c’est à nous, prestataire, de l’évaluer. Le brief sert à obtenir une proposition d’accompagnement – une « propale » dans le jargon de la communication – qui peut être confrontée à d’autres recommandations dans le cas d’un appel d’offres par exemple. Dans ce cas, un budget peut être exigé par l’agence pour pouvoir s’assurer d’un élément tangible de comparaison. En effet, comment comparer une solution construite sur un budget de 5000 euros avec une autre solution estimée à 15 000 euros ! J’oubliais : un brief peut être uniquement oral, à la différence d’un cahier des charges.

Un cahier des charges de site internet

Contracté dans l’abrévisation C.D.C., le cahier des charges exige des précisions qui permettront de valider ou d’évaluer précisément le budget et l’organisation (équipe, planning d’actions…).  Il est de la responsabilité de l’agence de s’assurer de l’existence et de la solidité du cahier des charges. Pour cela, il faut savoir ce qu’il contient, répondre à toutes les questions essentielles avant de se mettre en action. Son format de restitution est l’écrit. S’il est confié à l’agence, cette écriture est facturée. C’est un élément fondamental qui exige précision, connaissance des spécifications liées aux différents typologies de sites, méthodologie, rigueur, transparence. Dans le métier du Web, on parle aussi de cahier des spécifications.Voici 3 exemples concrets d’éléments devant figurer dans un cahier des charges de site internet:

  1. les langues. Le client prévoit-il une traduction ? Même si ce n’est pas d’actualité, poser cette question de la langue revient à envisager une solution qui intégrera cette évolution envisagée dans le cadre de l’internationalisation de la marque.
  2. l’iconographie : le client dispose t-il d’une banque d’images ? Sont-elles de qualité suffisante ? Couvrent t-elles l’ensemble des contenus du futur site ? Le format des visuels proposés par le client est-il adapté aux tendances actuelles ? Selon les réponses du client, il faudra prévoir une recherche iconographique, un éventuel shooting avec un photographe professionnel, voire des créations graphiques spécifiques (icônes, infographie…) qui se révéleront particulièrement pertinentes pour illustrer des données chiffrées.
  3. Le paiement en ligne : faut-il intégrer un mode de paiement ? Dans quelles devises ? Par PayPal, par carte bancaire ? L’installation de cette fonction, sa sécurisation, son ergonomie représentent un coût. Il nous donne aussi une information sur l’UX Design (User Experience Design) :  boutons CTA (call to action) à positionner judicieusement sur telle ou telle page pour accéder directement au mode de paiement par exemple.

Les 6 vertus du cahier des charges : 

  1. sert de référence tout au long du projet
  2. permet de bien identifier les tâches et de recruter la bonne équipe
  3. sert à établir un planning réaliste
  4. aide à la constitution d’un budget raisonnable
  5. garantit une meilleure efficacité : gain de temps par exemple
  6. sécurise l’ensemble du projet : respect du budget et du planning
…et puisque l’on parle du planning, consacrons-lui un paragraphe.

3. Élaborer un planning

De nombreux outils existent pour créer un planning, des plus simples (tableau Word ou Excel) aux plus élaborés (Gantter, Soplanning…).

Dans tous les cas, l’important est de le partager. En ayant accès en permanence au planning du projet, le client sait où on en est. Il peut situer son action et comprendre les conséquences d’un retard dans la remise de certains documents, dans la relecture ou dans la validation d’un visuel. Le planning partagé facilite la compréhension globale du projet et stimule l’engagement de chacun. C’est à la fois un outil de travail pour l’équipe opérationnelle et un signe de transparence participant au climat de confiance.

 

4. Manager une équipe projet

L’équipe projet est plus ou moins grande. Personnellement, les sites dont j’ai la charge ne nécessitent pas de grosses équipes qui alourdissent un budget et allonge sa durée de mise en œuvre.

Je suis systématiquement accompagnée d’un web designer. De manière un peu schématique, cela revient à se répartir le fond et la forme ! Même si en vérité, ce n’est pas tout à fait juste, car la forme naît du fond autant que le fond naît de la forme. Le parfait fonctionnement du duo web designer / copywriter est primordial dans l’écriture du site. Car écrite un site, ne se résume pas à la rédaction des pages. Écrire un site, c’est aussi concevoir sa structure, son articulation, son ergonomie… C’est ce qu’on appelle du design éditorial. Avec le web designer, nous travaillons donc de concert.

Mon expérience des sites Internet me fait affirmer aujourd’hui qu’on ne peut concevoir un site en créant d’abord le format puis en s’attaquant aux textes et aux visuels. L’un ne va pas sans l’autre et les deux se répondent en permanence.  Cela peut sembler complexe. D’où l’importance de choisir la bonne équipe qui créera l’alchimie parfaite au service de votre message et de vos objectifs.

 

5. Un site 100% orienté client

Cela concerne à la fois le design et le contenu. Explication.

Un design orienté client

Le design n’a de sens que s’il est pensé en fonction de la navigation de l’internaute, de son mode de recherche, de sa logique de circulation dans l’espace de votre site. C’est ça l’UX (User eXpérience) design : faire de votre site une expérience client.

On assimile souvent design à esthétisme. C’est une erreur. Le design est avant tout ergonomie, espace, circulation. Réduire le design à sa seule dimension esthétique c’est oublier que l’on parle aussi de design des organisations et même de design thinking !

Pour un site Internet, il convient donc de ne pas confondre design et graphisme. Dans l’univers de la décoration, le design réussi d’une chaise c’est une réponse appropriée à une fonctionnalité (s’asseoir, de préférence confortablement) et à un esthétisme (couleurs, matériaux…). Je connais des sites assez moches (selon moi) et très efficaces car très bien pensés !

Le client ne comprend pas toujours le temps nécessaire à l’élaboration d’un site. Voilà un début de réponse. S’il s’agissait de choisir de jolies couleurs et de rédiger quelques pages dans un français parfait, cela ne prendrait en effet pas plus de quelques jours. Mais penser son site intelligemment, en se mettant à la place de l’utilisateur, imaginer ses déplacements et ses réactions, cela revient à élaborer un ou plutôt des scénarios. Un peu comme dans un magasin. Ai-je plutôt intérêt à positionner cette information à cet endroit plutôt qu’à un autre ? Est-ce logique ? Si je veux absolument pousser ce produit, comment le rendre facilement accessible, à portée de main, oups, de clic ?

Cela explique l’importance de connaître le ou les publics / clients à qui le site s’adresse. Sans cela, nous prenons le risque de créer un site qui parle très bien de vous, chers clients, mais qui ne parle pas à vos lecteurs. Dommage !

Alors l’esthétisme, finalement, ça ne compte pas vraiment ? Ne nous méprenons pas. La beauté d’un site participe de son attractivité. Les internautes y sont d’ailleurs de plus en plus sensibles. Créer un site s’est aussi s’engager dans une opération de séduction. Jadis réservée aux secteurs du lifestyle et du luxe (mode, décoration, voyage…) l’esthétique d’un site s’invite désormais dans tous les secteurs, devenant un élément de différenciation.  Coach en leadership, expert en ouverture de magasin, facilitateur RH, artisan boulanger : eux aussi font le choix du beau pour sortir du lot. La beauté d’un site est un message en soi : « bienvenue, vous êtes au bon endroit ! ». V

définition du design par saul bass

 

Un contenu orienté clients

Ecrire ce n’est pas se décrire. Ce n’est pas non plus s’écrire à soi-même.

Chaque page, chaque phrase, chaque mot, chaque image doit être pensé pour toucher vos lecteurs. Cela ne signifie pas que vous ne pouvez pas parler de vous ! Mais votre parcours et votre portrait n’intéresseront vos lecteurs que s’ils y trouvent une motivation à prendre contact avec vous. Pour cela, il faut qu’à travers vous, vous parliez d’eux.

A-t-on déjà utilisé un moteur de recherche en se mettant à la place d’une marque ? Non. Nos requêtes sont faites en fonction de nos centres d’intérêts et de nos besoins. De même les histoires qui nous intéressent, qui nous touchent, sont celles qui nous relient à notre histoire personnelle. C’est cette résonance entre vous, votre offre, vos services, votre histoire, et vos clients qu’il faut aller chercher et mettre en avant. C’est une de mes missions auprès de vous. Car cet exercice est plus compliqué qu’il n’y paraît. Naturellement, quand on pense à son site, on pense à se raconter. Je prône officiellement le remplacement de l’appellation site vitrine, par site miroir. L’objectif étant qu’il soit le reflet de vos clients. Qu’ils s’y retrouvent 😉 ! Vous validez ?

Qui dit contenu, dit mots et visuels (animés ou pas)

  • Pour en savoir plus sur l’image, je vous invite à lire mon article sur « les 13 pouvoirs de l’image. »
  • Pour les mots, je connais quelqu’un qui peut vous aider : conseil de pro !

 

3 sites créés pour mes clients

Client : Emmanuel Elalouf / Société Link / Design : Deidamia Pelé

Client : Marie-Pierre Darracq / Design : Deidamia Pelé

mp darracq

Client : Claude Fruchart / Société Talanta-RH / Design Obrad Vukojevic

talanta rh

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