YouTube : l’indispensable media pour diffuser ses vidéos

Y comme YouTube

Youtube c'est quoi

Media social qui a la cote et pas qu’en bord de mer, YouTube, rassemble plus de 2 milliards d’utilisateurs dans le monde. Ce sont surtout les jeunes et les hommes qui l’utilisent.

En France, YouTube arrive en deuxième position après Google qui, rappelons le, rachète la plateforme des vidéos en ligne en 2006, un an après son lancement ! Accélérateur de notoriété, YouTube attire les marques.

5 raisons principales du succès de YouTube

  1. Un immense réservoir d’idées, de tutos, d’infos pour apprendre, comprendre, s’amuser, s’évader ;
  2. Un contenu porteur d’émotions :parfait pour le storytelling ;
  3. Une dimension internationale avec 90 pays présents et des traductions possibles dans plus de 80 langues ;
  4. Une viralité assurée avec un contenu parmi les plus partagés ;
  5. Une facilité d’accès : menu vidéos dans la barre de recherche Google.

Sur l’incontournable blog du modérateur, on apprend qu’il faudrait 82 ans pour visionner le nombre de vidéos ajoutées sur YouTube en… 1 heure !

Imaginez : 90 % des utilisateurs ont découvert une nouvelle marque ou un produit grâce à YouTube. Partie intégrante de toute stratégie éditoriale performante, la vidéo amène les entreprises à se poser un certain nombre de questions bien spécifiques, en plus des traditionnelles 5W de Lasswell :

  • Comment assurer une production régulière ?
  • Quel budget prévoir ?
  • Quel format et quelles dimensions choisir (16:9, carré, 4/3, vertical ou horizontal) ?
  • À qui confier la création et la production des contenus vidéos ?
  • Si un partenariat est envisagé avec un Youtubeur, lequel choisir et dans quelles conditions contractuelles ?

Mes 8 conseils pour créer votre vidéo

  1. La plupart des vidéos sont consultées depuis un smartphone, souvent sans le son : vos vidéos seront donc courtes et sous-titrées. 
  2. Choisissez un format en fonction du canal de diffusion prioritaire : newsfeed, stories ou vidéos de couverture, sur Instagram ou sur Facebook ? Pour une lecture sur YouTube depuis votre ordinateur, le format 16:9 fait office de standard. En cas de format différent, YouTube peut ajouter du remplissage afin d’optimiser l’affichage. 
  3. Vous optez pour le format carré pour une diffusion multicanale ? Prenez le en compte dans votre cadrage car l’image sera automatiquement rognée.
  4. Ne sous-estimez jamais le temps de création d’une vidéo : cahier des charges, scénarisation, tournage, montage, habillage, diffusion…
  5. Pensez aux vidéos « live ». Elles permettent une expérience unique qui renforce l’émotion et développe la proximité tant recherchée. Un gain de temps énorme dans la production et des imperfections au moment du direct, largement compensées par l’émotion d’une rencontre sans filtre.
  6. Vous envisagez un partenariat avec un influenceur ? Faites confiance en sa créativité : gain de temps et efficacité assurés;
  7. Pensez « série » : quel est mon fil conducteur pour créer du contenu nouveau sur une trame narrative en plusieurs actes ?
  8. Inspirez-vous des concepts qui marchent (cf chapitre suivant).

L’influence des vidéos à la Brut

La révolution Brut et Konbini oblige les marques à repenser leurs contenus vidéo dans une approche résolument moderne :

  • rythme rapide au montage punchy ;
  • habillage visuel et sonore immédiatement reconnaissable ;
  • esprit « authentique » : interview sans filtre, face caméra, blancs et hésitations laissés au montage pour éviter l’aspect « corporate » trop propret ;
  • zéro effet inutile (fondus…) : les coupes sont directes pour un effet résolument « brut » ;
  • ton humoristique, parfois désinvolte, voire provocateur ;
  • éléments contextuels allégés, voire supprimés : introduction, génériques de début et de fin, présentation de l’interviewer, plans d’extérieurs ;
  • format carré propice à la lecture sur les réseaux sociaux ;

Attention cependant à ne pas renoncer à votre ADN. Les « pop vidéos » séduisent surtout les jeunes (15-24 ans) adeptes de « snack contents » faciles et rapides à consommer. Sont-elles vraiment adaptées à votre persona ?

Les IA génératives qui aident à la création de contenus vidéo

Quelques outils que j’ai pu tester parmi les centaines qui existent sur le marché de l’Intelligence Artificielle Générative :

Pour la conception et le script : des outils comme ChatGPT ou Claude peuvent vous aider à structurer vos 5W de Lasswell et à imaginer une trame narrative en plusieurs actes, indispensable pour créer une « série » cohérente.
Pour la génération d’images et de clips (Text-to-Video) : Runway, Luma Dream Machine ou Sora (Open Ai), Pictory.ai, Banana (Gemini), Fliki AI,permettent de créer des scènes animées à partir d’un simple texte ou d’un document.
Pour l’incarnation et les avatars : si vous n’êtes pas à l’aise devant la caméra, ou si vous n’avez pas le temps et le budget pour faire intervenir de vraies personnes, des outils comme HeyGen ou Synthesia  Elai.Io créent des porte-paroles numériques. Idéal pour les tutos ou les vidéos d’intégration par exemple !
Pour le montage et l’accessibilité : pour respecter le conseil de proposer des vidéos courtes et sous-titrées, des outils comme CapCut, submagic, veed.io ou Descript automatisent le montage et l’habillage, garantissant que vos contenus soient lisibles même sans le son.
L’enjeu reste le même lorsque l’on utilise l’IA : rester le metteur en scène et le réalisateur de votre vidéo et ne pas sacrifier l’émotion sur l’autel de la technologie.

Et l’IA dans YouTube, on en parle ?

Comme vous le savez, l’IA rend plus facile la création de deepfakes et de vidéos manipulées, avec un risque accru de désinformation et de contenus trompeurs difficiles à repérer pour le grand public.​ En réaction, YouTube déploie des contre-mesures : étiquetage des vidéos générées ou modifiées par IA, obligation pour les créateurs de signaler les contenus synthétiques réalistes, et possibilité pour les personnes d’exiger le retrait de vidéos qui imitent leur visage ou leur voix. L’IA est également utilisée pour filtrer automatiquement la haine, la violence ou la désinformation, avec des systèmes capables de bloquer ou signaler la majorité des contenus problématiques avant qu’ils ne fassent beaucoup de vues.Mais une partie des contenus nuisibles passe encore entre les mailles du filet, tandis que des vidéos légitimes (j’en ai déjà fait les frais !) peuvent être retirées à tort, ce qui pose des questions de transparence, de recours et de biais dans les modèles… Bref IA encore beaucoup à faire !

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